Le Tango. Histoire. Argentine
Même si le tango
est fortement marqué
du sceau de son territoire d'origine et qu'il est difficile
de dissocier l'adjectif "argentin" du mot tango, il
y a quand mème, dans le coeur et dans la tête de tous
les amoureux du tango, l'intuition, sinon la certitude
que le tango a aussi quelque chose d'universel et de
personnel à la fois.
En 1856, quand le gouvernement argentin
décide, pour faire entrer de l'argent dans le
coffres de l'État, de mettre les terres du pays
en vente, c'est le début de la fin pour la mode
de vie traditionnel (des gauchos)
La conquête de nouvelles terres provoque
l'arrivée de paysans Italiens et Espagnols, il
y aura aussi des Français, des Russes, des Turcs
et des Slaves d'Europe centrale attirés par la
promesse de cession gratuite ou vente à bas prix
de terres publiques...
En 1880, le pays compte 2 millons d'habitants
(pour un territoire de 5 fois celui de la France). Entre
cette date et 1914, 5 millions d'inmigrants arriveront
à Buenos
Aires...
Alors, a cet époque nous serons dans les
premiers balbutiements de cette danse appelée Tango (Vincent
Rossi, dans "Le monde des noirs") :
"On dansait en couple, homme et femme enlacés,
mais a différence des couples de la "bonne
société", qui dansaient
l'épaule en arrière, sans que leurs corps
se touchent; les villageois, selon le degré d'intimité qui
les liait, s'enlaçaient étroitement...
Après avoir dansé, on se mettait à chanter
ou, disait-on et dit-on encore, à "milonguear". On
appela alors la fête "milonga" et dire "allons milonguear" pouvait
aussi bien signifier "allons chanter" ou "allons danser"
ou les deux à la fois.
Ce dont on peut être
sûr aussi, c'est qu'il est un phénomène
essentiellement urbain et qu'il s'est d'abord manifesté dans
les faubourgs et dans les bas-fonds, parmi les déclassés
et les truands, dans l'ébullition d'une ville
en pleine expansion...
Le
tango à Buenos Aires, Argentine, aujourd'hui
:
www.tangodata.gov.ar
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